Piloter la production visuelle d'un événement de 9 000 participants, du dépliant public à l'écran du Zénith.
ECHO est le rassemblement des groupes de jeunes et d'ados propulsé par MOOV 025. Il a lieu tous les trois ans. L'édition 2026, thème « ECHO INFINI », s'est tenue du 15 au 17 mai au Zénith d'Auvergne avec 9 000 participants venus de France et d'Europe.
Un événement de cette taille produit une quantité de supports considérable en quelques semaines : print public, documents internes, signalétique de site, réseaux sociaux, contenus diffusés sur écran. Le risque n'est pas la qualité d'un visuel isolé. C'est la dispersion : dix personnes qui produisent, dix interprétations de la charte, et une identité qui se dilue au moment où elle devrait être la plus forte.
Ma mission : tenir la cohérence visuelle sur l'ensemble de la production et coordonner les équipes créatives jusqu'à la livraison.

Avant les supports, la narration. Le programme des trois jours a été cartographié sur un axe unique : du « divin » au « réel », du vendredi soir au dimanche midi. Chaque temps fort a reçu sa place, son intention et sa formulation.
Ce document a servi de référence commune à toutes les équipes. Communication, scène, technique et bénévoles ont travaillé sur la même trame. C'est ce qui permet ensuite à un visuel Instagram, un panneau de couloir et une transition vidéo de raconter la même chose.

Le dépliant grand public porte la promesse : visuel clé, dates, lieu, ateliers, infos pratiques. Format recto verso, pensé pour être lu debout, dans une file, en trente secondes.
Le livret équipier suit une autre logique. Il s'adresse aux bénévoles qui font tourner l'événement : rôles, consignes, plans, procédures. Même identité, mais une hiérarchie de lecture différente, orientée usage.


Sur site, le graphisme devient un outil de circulation. Panneaux directionnels, affichage de salle, accès fosse, zones intervenants et restauration, matrices d'accès : chaque élément a été conçu pour être lisible à distance et compris sans explication. Un code couleur par famille d'accès, un mot par panneau.
Le système d'accréditation suit le même principe. Des badges déclinés par profil, équipier, intervenant, presse, participant, avec un repère visuel immédiat pour les équipes de contrôle. Production en volume, préparée pour l'impression et l'assemblage sur place.



La communication digitale avait deux cibles distinctes. Les participants, à convertir en inscriptions. Les bénévoles, à recruter et à rassurer sur ce que l'engagement implique concrètement.
D'où un parti pris éditorial simple : répondre aux objections avant qu'elles ne bloquent. « Tu n'as pas besoin d'avoir un uniforme », « concrètement, tu feras quoi ? », « inscription en 2 minutes ». Une mise en page claire, un message par visuel, aucune ambiguïté sur l'étape suivante.


Comptes de l'événement : @echo.2026 · Site : echo2026.com
La production média ne s'arrête pas à la porte de la salle. Vidéos d'ouverture, openers de session, transitions et habillage d'écran ont été produits en motion design, sur la même identité que les supports imprimés.
Un système de gabarits a également été livré aux équipes scène : titres, sous-titres, versets, punchlines. Objectif : permettre à d'autres de produire vite, sans casser la direction artistique, pendant les trois jours d'événement.
« Sur un événement de cette taille, le travail de direction ne consiste pas à tout dessiner soi-même. Il consiste à rendre la bonne décision visuelle plus simple que la mauvaise, pour tous ceux qui produisent. »